Stendhal au soleil de Waresquiel
Des résidences secondaires de l’esprit, naissent des voluptés sans vacances. Le retrait y est la règle, lire le plaisir, le soleil la récompense. C’est le lieu des passions accordées. Les raconter suppose une connivence propice à la remémoration. C’est pourquoi, au seuil de ses pages sur Stendhal, Emmanuel de Waresquiel use avec pudeur du terme d’ « essai ». Cependant, le lecteur ne pourra s’y tromper : ce n’est pas à une tentative ni à une démonstration qu’il est convié, mais à une promenade amoureuse, où l’on bavarde avec soi-même d’une personne plaisante : « Arrigo Beyle, Milanese ». « J’aime l’écrivain et donc j’aime l’homme », avoue tout bonnement le grand historien, spécialiste de la Révolution, l’Empire et la Restauration, et auteur d’études sur Talleyrand ou Fouché. Aussi remet-il ses pas dans ceux de Stendhal, son pain de l’âme, en mêlant savamment la vie de l’auteur de La Chartreuse de Parme aux mouvements de l’Histoire. Le reli...